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EGLISE PROTESTANTE UNIE DE VOIRON

PREDICATION CULTE DU DU 11 OCTOBRE

Prédication du 11 Septembre 2016.

 

Sœurs et Frères,

Soyez les bienvenus en ce dimanche de rentrée.

Nous allons lire aujourd’hui un des grands textes qui sont à la base de la Réforme : ce qu’on appelle la » Justification par le foi ». Il a servi de base à Luther lorsque, il y a 500 ans, il cloua sur la porte de l’Eglise de Wittenberg , en Saxe, ses thèses sur la justification et le Salut. Cette doctrine de St Paul , on la trouve largement exposée dans la lettre aux Romains, mais , aujourd’hui, c’est dans la lettre aux Galates que nous lisons, au chapitre 2,les versets 15 à 21

 Lecture :

Galates 2 :

15  Nous, nous sommes des Juifs de naissance ! Nous n’appartenons pas à d’autres peuples, qui ignorent la loi de Dieu !

16  Pourtant, nous le savons, les êtres humains ne sont pas rendus justes (justifiés) parce qu’ils obéissent à la loi de Moïse, mais seulement parce qu’ils croient en Jésus-Christ. Et nous aussi, nous avons cru au Christ Jésus pour être reconnus comme justes. Nous avons été reconnus comme justes en croyant au Christ, et non pas en obéissant à la loi. Non, « personne ne sera juste aux yeux de Dieu en obéissant à la loi ».

17  Nous, nous cherchons à être reconnus comme justes (justifiés) grâce au Christ.

 19b Avec le Christ, je suis mort sur la croix.

20  Je vis, mais ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. Maintenant, ma vie humaine, je la vis en croyant au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui a donné sa vie pour moi.

21   Je ne veux pas rendre inutile ce don de Dieu. En effet, si c’est la loi qui rend juste, le Christ est mort pour rien ! (traduction : Parole de Vie.)

 A l’époque où ce texte est écrit, il y a une grande controverse entre Paul et certains chrétiens d’origine juive. Ils disent aux « Grecs » , aux « hellénistes » convertis : « C’est bien d’être baptisés et de  croire au Christ mais , pour être vraiment en union avec Dieu, il faut vous faire circoncire, et, de fil en aiguille, respecter tous les commandements et les préceptes de la Torah ! »

L’intransigeance de Paul s’exprime de façon brutale : s’il est nécessaire de respecter tous les articles de la Torah pour être justifié, alors , c’est que le Christ est mort pour rien ! D’ailleurs, Paul l’a vécu lui-même, même en respectant tous les articles de la torah, c’est impossible. Bien plus, lui-même Pharisien, impeccable dans son comportement, était aveugle sur le Salut donné par Jésus ; il a persécuté l’église naissante, il a approuvé la lapidation d’Etienne !

 Cette controverse est dépassée, direz-vous.

Pas tant que ça ! L’Église catholique a très longtemps insisté sur les œuvres, et sur les mérites à acquérir…et les protestants ne sont pas exempts de légalisme.

 Mais, aujourd’hui,que signifie la justification par la foi ? Qui ressent le besoin d’être justifié ?

En réalité, tant de gens ont ce besoin d’être reconnus comme quelqu’un, comme une célébrité, ou une star, peut-être.

Pour les uns, c’est la réussite sportive : moi, je cours un marathon chaque mois, moi, je fais 50 km à vélo chaque samedi….,

Pour d’autres , c’est de passer à la télé, ou sur internet ;

Pour d’autres, c’est la réussite professionnelle, avoir une situation élevée, avoir une grosse voiture, passer ses vacances là où il faut, porter tel  vêtement ou les chaussures qu’il faut : regardez les enfants : « elles sont nulles ces baskettes »

Absurde ? Tout cela va disparaître.  Ces vêtements  ne seront plus à la mode l’an prochain ;  dès que l’on est à la retraite, on n’est plus considéré.  Ce n’est pas absurde, pourtant. Car nous n’existons que par le regard des autres. C’est très important, le regard des autres ; c’est devant eux que nous devons nous justifier.

 

Nous savons, nous, que c’est le regard de Dieu qui compte. Dès la Création, Dieu regarda ce qu’il avait fait, et il l’approuva. Chaque jour, Dieu regarda ce qu’il avait fait, et il vit que c’était bon. Le sixième jour, après avoir créé l’homme et la femme, il vit que cela était très bon.

Et Adam, lui,  déjà, lorsqu’il a désobéi à Dieu, il se cache du regard de Dieu. « leurs yeux s’ouvrirent, ils virent qu’ils étaient nus, et ils cousirent des feuilles de figuier pour s’en faire des ceintures »

Jésus aussi, lorsque Pierre l’eut renié pour la troisième fois, le regarda, comme il avait regardé Judas en lui tendant le morceau de pain qui le désignait comme traître. Et Pierre pleura amèrement.

Mais le regard, presque toujours, est un regard d’amour, d’encouragement,  un  regard qui remet debout, qui réchauffe. Parmi de nombreux exemples, on pense au jeune homme riche, dans Marc : « Jésus le regarda avec amour »

Dans Luc 19, c’est Zachée qui grimpe sur un arbre pour apercevoir Jésus. Et Jésus, levant les yeux vers Zachée, lui dit : « Zachée, descends vite de ton arbre, car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi » Et Zachée descend de son arbre, se précipite  chez lui, et prépare un repas.Dès que Jésus arrive, il dit : « Je donne la moitié de ce que j’ai aux pauvres, et, si j’ai fait du tort à quelqu’un (une supposition !), je lui rends quatre fois plus ». Un regard de Jésus bouleverse la vie de cet homme.

 Et nous aussi, nous existons, nous sommes relevés, transformés, illuminés justifiés par le regard du Christ. Et ce regard, nous le recevons par la foi.

Revenons à notre texte : la foi qui justifie, ce n’est pas une oeuvre qui est récompensée par le salut. Ce n’est pas « la foi » qui sauve. C’est le Christ qui sauve, et nous en sommes assurés parce que nous mettons  notre confiance en lui. La foi, c’est une relation. Ce mot vient de la même racine du vieux mot :  »fiance », comme fiancé, comme confiance, comme défiance. Je me fie en l’amour de Jésus, j’ai confiance en lui.

Cette relation juste avec Dieu, Paul nous en parle dans la lettre aux Romains, au chapitre 8, versets 31 à 39. :

 

Romains 8 :

31  Que dirons-nous de plus ? Si Dieu est pour nous, qui peut être contre nous ?

32  Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment ne nous donnerait-il pas tout avec son Fils ?

33  Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Personne, car c’est Dieu qui les déclare non coupables.

34  Qui peut alors les condamner ? Personne, car Jésus-Christ est celui qui est mort, bien plus il est ressuscité, il est à la droite de Dieu et il prie en notre faveur.

35  Qui peut nous séparer de l’amour du Christ ? La détresse le peut-elle ou bien l’angoisse, ou encore la persécution, la faim, les privations, le danger, la mort ?

36  Comme le déclare l’Écriture : « A cause de toi, nous sommes exposés à la mort tout le long du jour, on nous traite comme des moutons qu’on mène à la boucherie. »

37  Mais en tout cela nous remportons la plus complète victoire par celui qui nous a aimés.

38  Oui, j’ai la certitude que rien ne peut nous séparer de son amour : ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni d’autres autorités ou puissances célestes, ni le présent, ni l’avenir,

39  ni les forces d’en haut, ni celles d’en bas, ni aucune autre chose créée, rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour que Dieu nous a manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.

 

(traduction : Bible en Français Courant)  Amen ! Daniel LANZ

  

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